vendredi 17 mars 2017

Cà d' Oro, somptueuse rusticité !






Melchior de  Hondecoeter


Melchior (Utrecht 1636 – Amsterdam 1695). Fils de Gysbert Gillisz, il est le peintre le plus célèbre de la famille. Neveu et élève de J. B. Weenix, il est cité de 1659 à 1663 à La Haye, et en 1668 à Amsterdam ; il peignit avec une sorte de largeur somptueuse d'innombrables tableaux d'oiseaux qui lui valurent une large réputation et le surnom de " Raphaël des oiseaux ".


Surprise , à la suite de tous les tableaux classiques , occupant les cimaises de la Cà d'oro, ces deux tableaux d'un peintre totalement inconnu de moi . Les recherches que j'ai menées par après m'ont ouvert les portes d'un univers somptueux( à mon goût) qui mérite amplement la visite !
 Ses œuvres figurent dans la plupart des musées conservant des séries hollandaises. On peut citer, parmi beaucoup d'autres tableaux, Oies et canards (Londres, N. G. ; Mauritshuis), le Dindon blanc, et les Aigles attaquant des poules (Louvre), les Paons (Hambourg, Kunsthalle), ainsi que des natures  de chasse (Pièce de gibier, Oiseaux morts, Rijksmuseum) dans le style de son oncle et de Van Aelst. Les arrière-plans de ses tableaux ont souvent une saveur très italianisante. Melchior peignit une importante suite décorative d'Oiseaux pour le château d'Adolphe Visscher à Driemond (plus de 50 toiles, dont certaines se trouvent auj. à l'Alte Pin. de Munich).
   


Par son goût somptueux, son mouvement et son éclat, où se devine d'ailleurs l'influence de Flamands tels que Fyt et Snyders, Melchior s'inscrit dans le courant " prérococo " qui marque, à partir de 1650, de nombreux artistes néerlandais, épris de faste et d'une grande manière décorative. Hondecoeter eut le plus grand succès en Angleterre, où ses tableaux servaient souvent à décorer des cheminées, et il fut initié dans ce pays par Francis Barlow et Jakob Bogdanny.

jeudi 9 mars 2017

San Geremia













Bernardino Lucadello












Le couronnement de Venise : Palma il Giovane






La purification de Marie, Pietro Antonio Novelli


La Sainte Famille, Giambattista Mengardi









jeudi 16 février 2017

Une petite devinette?




A votre avis à quoi correspondent ces appellations : 
Emanuele,
Ascencione,
Apocalisse,
Sacramento, 
Pentecoste.
 Juste un petit jeu sans prétention!


lundi 30 janvier 2017

Le sang de la Gorgone.





Minéral par son squelette, végétal par son allure, animal en réalité, le corail rouge de Méditerranée fascine les hommes depuis les temps préhistoriques. Cette espèce emblématique est culturellement et économiquement célèbre. Elle s’est vu attribuer de nombreuses légendes, pouvoirs magiques et vertus médicinales  et des preuves archéologiques attestent du commerce antique du squelette contre l'ambre de la mer du Nord.



Les premières utilisations du corail remontent en effet au Paléolithique supérieur pour la confection de bijoux, d’amulettes, d’ornementations, d’objets religieux ou d’art.
Plus tard, les Egyptiens, les Grecs et les Romains le représenteront sur des peintures murales, sur des vases, ou l'utiliseront pour la réalisation de bijoux.
 Il faut dire que le corail n'est pas un simple objet, mais un produit des Dieux.

 C'est en effet Persée, qui, d'après la légende grecque, au cours d'une terrible bataille avec la Gorgone, lui trancha la tête et la déposa sur un lit d'algues marines.


 Les algues recouvertes par le sang qui coula abondamment de la tête de la Gorgone se pétrifièrent et devinrent du corail dont la semence se répandit à travers les ondes.



Cette origine divine lui confère des pouvoirs magiques, accentués par sa localisation dans les profondeurs marines : il met en échec le mauvais, protège les récoltes, donne à la terre sa fertilité, défend les navires contre la foudre, éloigne la haine de la maison.

 Traditionnellement selon la symbolique des pierres, il protège son possesseur, calme les émotions et rétablit la paix intérieure.



 Au Moyen-Age, on avait pour habitude de cacher dans sa bourse ou dans sa poche un morceau de corail qui devenait alors un talisman contre la sorcellerie.
 Il fut aussi employé à des fins médicales où ses vertus sont supposées nombreuses. Sous forme de poudre par exemple, il était introduit dans la bouillie des bébés afin de les protéger contre les épidémies .




De nombreux exemples de l’iconographie religieuse nous montre la scène de la madone avec l’enfant représenté un rameaux de corail au dessus de la tête, autour du cou ou dans la main en signe de protection.






Chez les anciens, le corail était utilisé comme amulette pour préserver du mauvais œil et des forces démoniaques. Parfois, on cachait même dans sa bourse, un morceau de corail contre la sorcellerie. 

Récemment encore régnait en Italie la mode des cornes de corail et les paysannes messines portaient un collier et un bracelet de corail pour se prémunir contre les empoisonnements.








Le corail transformé en poudre, était utilisé en pharmacologie car sa ressemblance avec les vaisseaux sanguins du corps humain suggérait qu’il pouvait soigner les ulcères, les blessures, les cicatrices et les hémorragies.



Depuis l’antiquité, les hommes ont été fascinés par cette sublime couleur rouge à laquelle ils attribuaient un pouvoir de séduction. On trouve beaucoup de bijoux utilisant le corail rouge.On retrouve aussi le corail dans certains tableaux représentant l’allégorie du feu ou les quatre éléments.
Ainsi la religion chrétienne fera de sa couleur le symbole du sang du sacrifice du Christ.

 A ce jour cette espèce est surtout utilisée en joaillerie mais également en médecine, notamment pour des traitements homéopathiques.